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Joaquim NASSAR (Nom et prénom chinois : ZHUO Erqing), le premier à avoir obtenu le permis de travail pour les étrangers et Directeur français de SJTU-ParisTech (le SPEIT).

Jusqu’en 2017, Shanghai se place au premier rang en Chine concernant le nombre des demandes des étrangers qui veulent travailler en Chine et des permis finalement délivrés. Parmi ceux ayant obtenu le permis, les talents étrangers de haut niveau (type A) représentent 15,83 %, loin devant le pourcentage moyen dans tout le pays. Seulement en 2017, le nombre des permis délivrés aux étrangers par Shanghai s’élève à 34 551, soit 1/4 de la totalité en Chine. 110 426 talents étrangers ont été introduits en Chine, et 215 000 étrangers travaillent ou ont créé leur propre entreprise à Shanghai.

 

Pourquoi les talents étrangers veulent-ils travailler à Shanghai ? Quel rôle ont-ils joué dans cette ville ? Quelles sont leurs espérances sur l’avenir de Shanghai ? Que pensent-ils des 40 ans de réforme et d’ouverture de la Chine ? Avec toutes ces questions, le journaliste d’eastday.com a interviewé un des représentants de ces talents - Monsieur Joaquim NASSAR (Nom et prénom chinois : ZHUO Erqing), le premier à avoir obtenu le permis de travail pour les étrangers et Directeur français de SJTU-ParisTech (le SPEIT).

Joaquim NASSAR, Directeur français de SJTU-ParisTech (le SPEIT), interviewé par eastday.com

 

Première visite à Shanghai : la « graine » de travailler ici est semée dans son cœur

 

En 2014, lors de la fête du 50e anniversaire des relations diplomatiques franco-chinoises, M. NASSAR a été invité par le SPEIT pour participer aux activités commémoratives. Beaucoup de personnes réputées se sont présentées, y compris des scientifiques français comme Serge Haroche, colauréat du prix Nobel de physique de 2012.

 

Les étudiants de Shanghai maîtrisent parfaitement le français et comprennent très bien la culture française, ce qui a beaucoup impressionné M. NASSAR. Pendant la commémoration, les étudiants du SPEIT ont non seulement couramment expliqué les expérimentations en physique en français, mais aussi posé de bonnes questions aux scientifiques mondialement réputés.

 

M. NASSAR dit au journaliste : « C’est probablement à ce moment-là que j’ai pensé pouvoir travailler ici. Je ne m’attendais pas à ce que mon espoir ait été réalisé en un an.  »

 

En 2015, en tant que Directeur français de SJTU-ParisTech, M. NASSAR est venu travailler à Shanghai. Avant de travailler officiellement dans cette ville chinoise, il a déjà travaillé pour ParisTech pendant plus de 2 ans et était chargé du design des programmes pédagogiques des ingénieurs de l’école. Il a fait beaucoup d’aller-retour entre la France et la Chine. Il apprécie beaucoup les investissements de Shanghai dans l’éducation, la science et la technologie. SJTU possède des laboratoires de pointe et de nombreux enseignants compétents. Beaucoup de professeurs ont fait leurs études dans des universités étrangères de premier plan mondial et se sont rentrés à Shanghai. Selon M. NASSAR, « Chaque fois que je viens à SJTU, je suis choqué par les investissements énormes de l’école dans les personnels, les matériels, les technologies et les étudiants.  »

 

(Après la réforme pilote de l’intégration des deux permis pour les étrangers, Joaquim NASSAR, Directeur français de SJTU-ParisTech (le SPEIT) est devenu le premier à obtenir le permis de travail pour les étrangers.)

 

Un témoin de la réforme : il a obtenu le premier permis de travail après l’intégration des deux permis

 

La deuxième année de son travail à Shanghai, M. NASSAR a reçu un grand « cadeau » de la part de Shanghai.

 

En novembre 2016, Shanghai a mené la réforme pilote de l’intégration des deux permis. Le premier permis de travail pour les étrangers a été officiellement délivré. C’est M. NASSAR qui l’a reçu.

 

Pour les talents étrangers venant travailler en Chine, les premiers défis sont le visa et les formalités concernant le travail. La réforme de l’intégration des deux permis leur a véritablement donné le feu vert.

 

Avant, les employés étrangers devaient solliciter un permis de travail pour les experts étrangers et un permis d’emploi pour les étrangers. Les deux permis sont enfin combinés pour devenir un seul permis de travail pour les étrangers en Chine. En plus, le permis est électrique et peut être imprimé en ligne. Chacun détient son propre code permanent pendant toute la vie.

 

La réforme de l’intégration des deux permis a simplifié les procédures, supprimé 7 documents, tels que la lettre d’application, le permis original ou son talon, le CV en chinois et en français, la lettre de recommandation, etc., et ajouté 2 autres documents - la légalisation du dernier grade (niveau d’instruction) et le certificat d’absence de condamnation auprès du casier judiciaire.

 

M. NASSAR admet : « Je ne suis pas surpris de voir Shanghai devenir la première ville à mettre en place la réforme du permis de travail pour les étrangers.» Pour lui, Shanghai est une ville où la culture chinoise et les cultures étrangères se mélangent parfaitement. Selon M. NASSAR : « Beaucoup de caractéristiques de cette ville nous attirent. Je pense qu’après la réforme, Shanghai s’est fixée un but plus large - devenir la destination idéale pour les talents de haut niveau du monde entier, surtout ceux dans le domaine de hautes technologies.» M. NASSAR estime que la combinaison des deux permis est d’une grande importance et une étape cruciale pour atteindre le but.

 

(En juin 2016, SJTU-ParisTech a obtenu le Prix d’excellence présenté avec la collaboration de l’université Sino-Française décerné par les gouvernements français et chinois.)

 

Un « constructeur » : il contribue au développement de Shanghai

 

En tant qu’un scientifique et Directeur français de SJTU-ParisTech, M. NASSAR met toujours l’accent sur les innovations scientifiques et la formation des talents à Shanghai dès qu’il travaille dans cette ville.

 

« Les innovations scientifiques sont très valorisées dans la société et dans l’éducation des adolescents en Chine. Je vois un avenir brillant car les collégiens de Shanghai tiennent le haut du pavé dans les résultats du PISA et d’autres études comparatives sur le niveau des mathématiques et des sciences chez les adolescents.»

 

M. NASSAR a volontiers introduit des théories éducatives avancées et contribue à la formation des talents et au développement des sciences et recherches à Shanghai. SJTU-ParisTech, grâce à ses conditions locales, arrive à combiner les avantages des deux pays dans la formation des ingénieurs et tirer profit de l’environnement favorable des recherches scientifiques à SJTU.

 

M. NASSAR dit : « Dans notre école, quelle que soit leur propre spécialité, les étudiants consacrent beaucoup de temps aux études fondamentales de mathématiques, de sciences informatiques, de physique et de chimie.» Il ajoute : « Aujourd’hui les technologies se renouvellent tellement vite que les étudiants ne doivent pas commencer à apprendre les cours professionnels trop tôt. Il faut qu’ils maîtrisent bien les connaissances de base avant d’entrer dans la vie professionnelle. Cela les aidera à accéder facilement aux nouvelles technologies.»

 

En tant qu’un professeur, M. NASSAR est aussi content de voir ses étudiants bénéficier de riches ressources pratiques. « Beaucoup d’entreprises chinoises et étrangères ont installé leur centre de recherche et développement à Shanghai, facilitant ainsi la coopération entre notre école et elles.» Depuis ces quelques années, SJTU-ParisTech a organisé des visites des entreprises et y aller faire des recherches et des stages. Cela est couronné de succès. Le partenariat école-entreprises est devenu une des caractéristiques exceptionnelles de l’école et a considérablement promu la formation des talents pratiques de qualité.

(M. Joaquim NASSAR a écrit des mots pour fêter le 40e anniversaire de la réforme et de l’ouverture chinoise)

 

Des mots pour le futur : la réforme et l’ouverture ont changé la Chine et le monde

 

“Shanghai est largement différente de ce qu’elle était il y a 40 ans. Je ne peux pas imaginer ce qu’elle serait s’il n’y avait pas la réforme et l’ouverture.” Dit M. NASSAR.

 

Durant la période où il vit et travaille à Shanghai, M. NASSAR découvre que la plupart des scientifiques chinois ayant des succès dans les meilleures universités étrangères ont choisi de retourner à Shanghai pour continuer leurs recherches. M. NASSAR a éprouvé lui-même les efforts de Shanghai pour attirer des experts étrangers et promouvoir les échanges et les recherches internationales, comme il dit au journaliste : “Dans le milieu académique en France, presque toutes les universités ont l’envie de coopérer avec Shanghai.”

 

M. NASSAR nous dit : “La réforme et l’ouverture ont non seulement changé la Chine, mais aussi le monde. Sans cette réforme, la vie et le travail de toute l’humanité seraient tout autre chose. Actuellement, dans les domaines comme l’énergie, les matières premières, les aliments, l’environnement et les changements climatiques, les décisions chinoises exercent une grande influence sur le monde. Maintenant la Chine est devenue un créateur de nouvellles technologies et innovations qui sont introduites dans le reste du monde.”

 

Concernant le futur, M. NASSAR est convaincu que “cela se produira dans des domaines comme e-commerce, services mobiles, véhicules partagés et électriques, pilote automatique, intelligence artificielle, etc. ” Pour M. NASSAR, un talent étranger de haut niveau indispensable dans  la réforme chinoise, c’est un grand plaisir de travailler à Shanghai, de participer à l’éducation et de contribuer au développement chinois.